Mes 10 minutes de gloire...
12h00.Solesmes - J'arrive à la mairie de mon beau petit village pour accomplir mon devoir civique. La place est inhabituellement pleine, de voitures et de gens. Je m'interroge, je m'étonne, mais j'avance. Sont-il là pour moi ? Attendait-on avec tant d'impatience mon arrivé? ...J'apprends en faite qu'à cette heure, une personnalité importante était attendu... Ignorant la foule qui m'acclame, je pénètre dans la mairie, suivit par une armée de journalistes, qui prend place dans un coin de la salle de vote, criant pour un regard, un mot, un sourir "Monsieur, Monsieur" "S'il vous plait, c'est pour France 3" "Un petit mot pour RTL s'il vous plait !!!!"... Sous le crépitement des flash et l'oeil des caméras, je dépose mon enveloppe dans l'urne avant de signer un dernier autographe et m'apprêter à quitter la salle... En faite, sachant les raisons de tout ce monde, petits pas d'accélération ma mère et moi pour voter rapidement et s'éclipser discrètement. Manque de bol (ou pas) juste après notre entrée dans la mairie, une 607 grise, suivit d'un 807 plein de garde-du-corps, dépose notre premier ministre devant les marches. Il entre dans la mairie précédé par les journalistes que l'on voit rentrer en marche arrière dans la salle de vote. Nous voilà maintenant bloqués entre un caméraman prêt-à-tout, un garde du corps et le bureau de vote. Notre premier ministre, costume sombre et chemise rayée s'avance dans la salle vers l'isoloire puis l'urne, "seul" devant les journalistes hystériques, ... "On a mal entendu sur le micro de France 3" "Madame s'il vous plait, répétez 'à-votez', redites 'François Fillon' et notre premier ministre de rassurer les gens du bureau de vote : 'Ne vous embetez pas avec tout ce qu'ils vous demandent'... Puis il quitte la salle, toujours précédé des jounalistes, avant de s'arrêter quelques temps à l'extérieur pour répondre aux questions...
Puis c'est à mon tour de finalement sortir sous le crépitement des flash et les cris de journalistes. Après un dernier sourir que je fais don à la presse, et un dernier signe de la main offert à la foule, je monte dans la voiture, ramené par mon chauffeur ...en faite ma mère...
La morale de l'histoire : les journalistes sont fous et François Fillon est pas très grand.
Mais c'était un moment bizzar et marrant.
Puis c'est à mon tour de finalement sortir sous le crépitement des flash et les cris de journalistes. Après un dernier sourir que je fais don à la presse, et un dernier signe de la main offert à la foule, je monte dans la voiture, ramené par mon chauffeur ...en faite ma mère...
La morale de l'histoire : les journalistes sont fous et François Fillon est pas très grand.
Mais c'était un moment bizzar et marrant.
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